Sur l’onde limpide de cette rivière, où s’entremêlent les gouttes de désir et de haine, j’ai posé mon regard.
Et dans les reflets de son miroir, j’ai admiré d’entre les roses : la plus belle qui soit.
La douceur de sa robe la rendait si fragile que les épines se désolaient de ne pouvoir se rendre utile.
Et mes yeux ont ressenti la passion de sa vie qui transpirait du fond de son calice.
Mais son parfum aux arômes de mélancolie donnait à sa corolle la couleur de sa profonde douleur.
Sur la rosée de ses pétales se profilait l’amertume de ses souvenirs, mais la fraîcheur de sa simplicité en occultait jusqu'à son ultime déchirure.
Une main inconnue l’a profondément blessée, un jardinier peut-être, aux gants trop rêches ?
Mais si son allure se distinguait d’entre toutes les fleurs, c’est que le soleil émanait du plus profond de ses racines et la lumière se propageait dans l’aube claire de son triomphe
Mais lorsque d’un souffle, je me suis approché, à deux doigts de la toucher, elle s’en est allée se réfugier sous le réconfort de son secret et le vent l’a protégée dans un soupir de tendresse.
Et ma main a hésité… Et mes yeux ont tremblés… Dans la solitude de mon geste, l’image s’est faite plus floue, alors…
Et la vision de mon avenir s’est perdue dans les méandres des rêves qui se meurent
Mais j’ai repris ma chanson et j’ai bercé son cœur d’une douce mélodie et le murmure de ma voix se diffusait à travers les mailles de sa protection pour y glisser des mots d’une égale tendresse. Et le cœur apaisé, peut-être daignera-t-elle se tourner vers moi,
cette belle rose au parfum fragile.
Bienvenue dans le monde virtuel ! Asseyez-vous à une table,faisons connaissance, vous prendriez bien un
verre?
O toi dont les larmes
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